guiguiche a écrit:En plus, le bruit court avec insistance qu'il n'y aurait plus de concours du CAPES à partir de l'an prochain. Pour le moment, cela reste un bruit.
MB a écrit:Ah bon, et en quel honneur ? pour être remplacé par quoi ?
guiguiche a écrit:MB a écrit:Ah bon, et en quel honneur ? pour être remplacé par quoi ?
Un master en éducation : cela permettra de recruter sous un autre statut des gens polyvalents (= enseignants en plusieurs matières) avec un service allongé (= présence devant élève > 23h + surveillances). Demande à Cyrille comment ça se passe chez lui, l'enseignement agricole est le laboratoire de test.
guiguiche a écrit:Un master en éducation : cela permettra de recruter sous un autre statut des gens polyvalents (= enseignants en plusieurs matières) avec un service allongé (= présence devant élève > 23h + surveillances).
Valvino a écrit:Et je suppose que si le CAPES disparait, l'agreg aussi non?
cyrille a écrit:ça n'a pas de rapport mais vous avez l'habitude, MB tu es attendu chez les vieux.
cyrille a écrit:ça n'a pas de rapport mais vous avez l'habitude, MB tu es attendu chez les vieux.
Objet : A propos de la suppression des concours de recrutement enseignants
Entretien avec M. Sherringham, conseiller auprès du ministre de l'Education Nationale X. Darcos jeudi 13 mars à 16 heures.
Confirmation qu'un projet de recrutement des enseignants était en cours d'élaboration, concours national qui pourra être passé après l'acquisition d'un diplôme de master (donc bac + 5). Parallèlement, l'agrégation est maintenue dans sa forme actuelle, mais sans doute avec la même exigence de diplôme.
M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :
- Année 2009 ?
Maintien des concours à l'identique.
- Pourquoi une réforme ?
C'est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyée en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants. Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels ( Bac + 3 ou Bac + 4), ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue, rend la réforme indispensable.
- Quel projet ?
Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s'oriente vers les propositions suivantes : Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire, après un master qui n'a pas à avoir un caractère professionnel. Seule l'acquisition d'un master serait exigée sans dissociation master enseignement/master recherche. M. Sherringham a insisté sur l'intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche. Il n'y aurait plus d'année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants. Maintien du concours de l'agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d'excellence, mais avec l'exigence du master pour s'y inscrire. Un deuxième concours qui serait l'ex-Capes serait donc créé, et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l'actuel concours.
- Quand ?
Le projet ministériel devrait être prêt avant l'été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels.
La CPU adopte un avis sur l'accès des étudiants d'IUFM aux diplômes de masters. La CPU propose dans un avis adopté le 20 mars 2008 que "toutes les universités réfléchissent, par académie et en concertation avec les IUFM intégrés, à la meilleure façon de permettre aux futurs maîtres d'accéder dans les meilleures conditions à un diplôme de master, en partie en formation initiale et en partie en formation continue".
"L'intégration des IUFM dans les universités est une chance qu'il faut saisir pour progresser dans le rapprochement des systèmes de formation des maîtres au niveau européen", considère la CPU. À terme, ajoute-t-elle, "on peut s'interroger sur l'intérêt du maintien d'un système de formation qui fait se succéder la formation universitaire disciplinaire et la formation professionnelle, quand la plupart des pays ont choisi de viser ces deux objectifs simultanément".
Selon cet avis, différents types de master pourraient permettre de valider la formation des enseignants. Ainsi, les étudiants pourraient se voir proposer soit un master (professionnel et/ou recherche) existant (exemple mathématiques), soit un master (professionnel et/ou recherche) existant avec une spécialité enseignement (exemple master d'histoire, spécialité enseignement) ou enfin un master spécifique mention "éducation et formation" avec des spécialités différentes selon les universités. Ce dernier type de master devrait alors "s'appuyer sur des débouchés professionnels précis et ne pas reposer exclusivement sur les sciences de l'éducation".
Les différents programmes de ces masters seraient travaillés conjointement entre l'IUFM et son université d'intégration ainsi qu'avec toutes les autres universités de l'académie.
UN CONCOURS NE DÉBOUCHE PAS SUR L'ACQUISITION D'UN MASTER
"La réussite à un concours ne peut en aucun cas déboucher sur l'acquisition d'un diplôme de master", ajoute la CPU. En effet, les concours "ne sont pas conçus dans l'esprit des diplômes de niveau master", mais comme "un moyen de vérifier certaines connaissances et compétences avant la formation proprement professionnelle". Dans le même temps, "les deux années de formation dans l'IUFM ne peuvent être considérées comme nulles et non avenues". La CPU préconise donc des modalités de validation adaptées aux différentes préparations et concours. Ainsi, toute réussite au Capes pourrait être validée par 60 crédits d'un des masters évoqués ci-dessus, "la validation des résultats des étudiants qui n'auraient pas réussi au concours ou été admissibles étant effectuée à partir de ce repère, en fonction des notes obtenues au concours et au cours de l'année préparatoire, par une commission mixte comprenant des enseignants d'IUFM et d'université".
Pour les 60 autres crédits du master, les stagiaires ou ex-stagiaires IUFM du second degré pourraient valider un master dans leur domaine de spécialisation, mais à condition qu'ils aient validé un mémoire professionnel ou un mémoire de recherche ainsi qu'un certain nombre d'UE spécifiques telles que la méthodologie de la recherche (pour tous), des approfondissements disciplinaires, l'épistémologie de leur discipline et de leur champ, l'histoire de l'enseignement de leur discipline et de leur champ, etc.
VALIDATION PAR LA VAE
Les étudiants ayant réussi l'agrégation ou été admissibles à ce concours pourraient se voir quant à eux attribuer jusqu'à 90 crédits de master, à charge pour eux s'ils veulent obtenir le master complet de réaliser un mémoire de recherche encadré par un universitaire et de suivre des modules d'initiation à la recherche et des séminaires ou de faire un stage de six mois dans un laboratoire, pour les scientifiques, avec rapport. Les étudiants agrégés pourraient bénéficier d'une année de report pour terminer ce master et commencer une thèse qu'ils pourraient ensuite poursuivre en travaillant ou en obtenant une allocation de recherche. Les admissibles bénéficieraient de 6 mois de bourse pour terminer leur M2.
Les étudiants professeurs des écoles, pourront, eux, accéder à un master correspondant à leur discipline d'origine ou à un master "éducation et formation". Au vu des notes à la préparation, un jury mixte proposera une validation totale ou partielle du M1. Le M2 professionnel sera ensuite proposé en priorité avec validation partielle par VAE, étalement dans le temps et utilisation au maximum des ENT.
Pour les 60 autres crédits du master, les stagiaires ou ex-stagiaires IUFM du second degré pourraient valider un master dans leur domaine de spécialisation, mais à condition qu'ils aient validé un mémoire professionnel ou un mémoire de recherche ainsi qu'un certain nombre d'UE spécifiques telles que la méthodologie de la recherche (pour tous), des approfondissements disciplinaires, l'épistémologie de leur discipline et de leur champ, l'histoire de l'enseignement de leur discipline et de leur champ, etc.
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