ne comprenant rien dans cette matière, j'essaie de faire ce sujet d'examen.
Je commence par l'exercice 2 :
On considère la partiede
définie par :
,
.
Montrer queest une sous-variété de classe
de
?
Je ne sais pas comment commencer.
Modérateur: gdm_aidesco
On considère la partiede
définie par :
,
.
Montrer queest une sous-variété de classe
de
?
est une sous-variété, il suffit de montrer que la matrice jacobienne de

est une sous variété ?
est une sous-variété de
Il faudrait en fait montrer que pour tout point
, la matrice jacobienne en ce point est de rang
, c'est -à-dire que pour tout
on peut extraire une sous-matrice
de la matrice jacobienne en ce point qui soit de déterminant non nul (i.e. inversible). Ensuite il faudra constater que cette variété est de classe
.Un sous-ensembleest une sous-variété de dimension
si pour chaque
, il existe
tel que :
1)
2)
,
et
ne peuvent pas être simultanément nuls.
les colonnes 1, 3 et 4 du Jacobien forme une matrice 3,3 de déterminant différent de
aux coefficients
, donc
est une sous-variété.
les colonnes 2, 3 et 4 du Jacobien forme une matrice 3,3 de déterminant différent de
aux coefficients
, donc
est une sous-variété.
est une sous-variété de dimension
.
uniquement, on aurait eu une sous-variété de dimension
?
est contenu dans un espace de dimension cinq. Le jeu de trois équations
qui définit
crée trois contraintes sur les coordonnées des éléments de
. On a donc cinq degrés de liberté au départ et on en perd trois à cause des contraintes : il reste deux degrés de liberté pour les éléments de
. En d'autres termes, la variété
est de dimension 2 (intuitivement, on peut choisir deux des coordonnées à peu près comme on veut, et les trois équations permettent de calculer les trois autres - attention, il y a pas mal d'imprécisions dans ce que je dis là, mais c'est quand même l'idée, et localement c'est rigoureux grâce au théorème des fonctions implicites). Le fait que les contraintes soient vraiment au nombre de 3 (et pas trois fois la même par exemple, qui ne ferait plus qu'une seule contrainte) est dû au fait que le rang de la matrice jacobienne de l'application
est égal à 3. S'il avait été plus petit, on n'aurait pas su dire (mais on n'aurait pas conclu que la dimension de
est plus grande ; plutôt le fait qu'on a un point singulier, comme par exemple le sommet d'un cône dans
).
est une partie de
définie par
équations
(où les
sont des fonctions différentiables de
dans
) et si en tout point
de
, la différentielle de l'application
(une application comme cela est appelée une submersion),
est une sous-variété de dimension
. (Exemple : la sphère
de
, définie par l'unique équation
dont la différentielle est de rang 1 [c'est-à-dire, dans ce cas particulier, non nulle] en tout point de
, est une variété de dimension 3-1 = 2).
sont de classe
,
est alors une sous-variété de classe
. C'est le cas dans l'exemple proposé.
est une sous variété si le Jacobien est non nul, pour la dimension, j'ai l'impression d'avoir compris.Montrer quen'est pas compacte
compacte
bornée fermée.1 Montrer que le cônen'est pas une surface régulière.
Il y a ici un argument topologique : un voisinagede
en
ne peut pas être homéomorphe à un disque
car
n'est pas connexe, tandis que
l'est.
2 Montrer quen'est pas régulière.
Supposons quesoit une surface régulière ; soit
un paramétrage local tel que
. Notons
l'image réciproque de
. Prenons :
des points surlinéairement indépendants sur
, i.e.
est une base de
. En addition, choisissons
de norme égale à
. Soit
une suite de nombres réels strictement positifs qui tends vers zéro et posons :
Commeest différentiable en
, nous avons :
où. Comme :
appartiennent au cercle unitaire de(qui est compact), nous avons le droit de supposer que c'est une suite convergente; notons
sa limite. Donc :
Par conséquent, la suite de nombres réelsest aussi convergente (de Cauchy). Il suit que
sont linéairement indépendants : c'est une contradiction avec
n'est pas borné.
sont pour tout
des points de
.
étant fermé comme image réciproque de
par une application continue, c'est du côté de non borné qu'il faut chercher. Trouver une courbe admettant une branche infinie tracée dans
comme le propose Cruptos est la manière la plus simple.
dans
et que le rang est toujours inférieur ou égal à la plus petite des deux dimensions. Si la matrice, bien que non nulle, était de rang 2, on ne pourrait pas conclure que P est une sous-variété.
, c'est par exemple dire qu'en
,
n'admet pas de minimum. Donc
n'est pas bornée.Décrire l'espace tangentcomme sous-espace vectoriel de
.
(quelconque) - les coordonnées du point devaient être égal à
. Donc trouver une équation cartésienne.
. Chaque définition possible d'une sous-variété (il y en a essentiellement trois) conduit à un type de calcul, et il se trouve que la définition par équations (comme c'est le cas pour notre exemple) conduit sans doute au calcul le plus simple.
de la variété
. Si on considère toutes les courbes différentiables
tracées sur
(c'est-à-dire telles que
pour tout
) et passant par
à l'instant
, on peut démontrer que l'ensemble formé par tous les vecteurs vitesses
est un espace vectoriel, et c'est cet espace, noté
que l'on appelle espace tangent à
en
.
(avec des
à valeurs réelles, et les conditions rappelées dans les messages précédents sur le rang de la matrice jacobienne), on montre que
est simplement le noyau de la matrice jacobienne de
en
. A cause de la condition sur le rang, ce noyau a la même dimension
que la variété : c'est une bonne chose que l'espace tangent à une courbe soit de dimension 1, à une surface de dimension 2, ...
, déterminer son noyau et l'affaire est jouée. Puisque les colonnes 2,3 et 4 sont indépendantes si je ne me trompe pas, on peut par exemple choisir comme paramètres les inconnues 1 et 5 (c'est-à-dire, avec les notations du problème, x et u), et déterminer les trois autres en fonction de ces deux là. On trouvera une représentation paramétrique des éléments du noyau comme combinaison
et ceci fournit une base
du noyau, donc de l'espace tangent cherché.paspythagore a écrit:Merci.
...une branche infinie de, c'est par exemple dire qu'en
,
n'admet pas de minimum. Donc
n'est pas bornée.
, le point
avec
appartient à
.
peut être prise aussi grande qu'on veut, pour toute boule centrée en
, il existe des points de
hors de cette boule, ce qui veut dire que
n'est pas borné.Primo, qu'est-ce que l'espace tangent? Fixons un pointde la variété
. Si on considère toutes les courbes différentiables
tracées sur
(c'est-à-dire telles que
pour tout
) et passant par
à l'instant
, on peut démontrer que l'ensemble formé par tous les vecteurs vitesses
est un espace vectoriel, et c'est cet espace, noté
que l'on appelle espace tangent à
en
.
c'est notre paramétrage ?
, 
, avec la deuxième
et avec la première 
est :
c'est à dire l'espace vectoriel défini par
passant par
.Chaque définition possible d'une sous-variété (il y en a essentiellement trois)
Cruptos a écrit:oui, ou on peut dire aussi que pour tout réel, le point
avec
appartient à
.
Donc comme la coordonnéepeut être prise aussi grande qu'on veut, pour toute boule centrée en
, il existe des points de
hors de cette boule, ce qui veut dire que
n'est pas borné.
paspythagore a écrit:c'est notre paramétrage ?
représente le paramétrage d'une courbe quelconque tracée sur la surface
(
peut être vu comme un temps). La figure jointe montre une surface (dessin en jaune), trois courbes
dessinées sur cette surface (en rouge) et passant par un même point
(marqué en bleu). On a aussi dessiné les vecteurs tangents en
à ces courbes. Si on dessine comme cela toutes les courbes possibles, et tous les vecteurs tangents possibles, on obtient le plan tangent à la surface en
. (Pour avoir des vecteurs de longueur différente, il suffit de parcourir une même courbe plus ou moins lentement : cela ne change pas la direction de la vitesse, mais change sa longueur, voire son sens si on parcourt la courbe \og à l'envers \fg).
paspythagore a écrit:Chaque définition possible d'une sous-variété (il y en a essentiellement trois)
Je n'arrive pas à trouver les deux autres méthodes.
de
est localement l'image de
par une immersion injective (application différentiable de rang
) (énoncé à préciser mais je n'ai pas la définition exacte sous les yeux).
est une sous-variété de dimension
de
si pour tout point
de
, il existe un voisinage
de
et un difféomorphisme
entre ce voisinage et un ouvert
de
tel que
est l'ensemble des éléments de
dont les
dernières coordonnées sont non nulles. Ces difféomorphismes identifient localement la sous-variété à un espace vectoriel de dimension
(une idée qui préfigure la définition des variétés abstraites par les cartes locales, mais ceci nous amènerait un peu loin...).Cruptos a écrit:oui, ou on peut dire aussi que pour tout réel, le point
avec
appartient à
.
Donc comme la coordonnéepeut être prise aussi grande qu'on veut, pour toute boule centrée en
, il existe des points de
hors de cette boule, ce qui veut dire que
n'est pas borné.
paspythagore a écrit:Oui merci, j'ai de grosses lacunes. Celle d'être à l'aise pour faire des démonstrations avec les boules et disques me joue bien des tours. J'ai du mal à faire des démonstrations en topologie qui seraient simples si j'avais bien compris ce principe.
qui le contient tout entier, il est non borné sinon. Mais ici, avec des coordonnées, on voit que
n'est pas borné simplement parce qu'il existe des points de
dont l'une des coordonnées est arbitrairement grande en valeur absolue, comme te l'indiquait Cruptos.
, où il me semble que le 2 à la fin de la deuxième ligne est en fait un 0 (c'est
et
). Ce n'est pas bien grave à mon avis parce que la méthode de résolution ensuite est la bonne, mais si on veut une réponse exacte pour l'espace tangent, il faut modifier la formule pour
.
, et non pas de
. La solution doit donc s'écrire :

et
les deux vecteurs ci-dessus, le plan tangent à
en
est donc effectivement le plan engendré par
. Après consultation de quelques documents car ma mémoire n'était plus trop fraîche, il semble qu'en géométrie différentielle, le plan tangent est par convention un plan vectoriel - et non affine -, donc il ne faut pas rajouter ''passant par
''. Je suppose que c'est par souci de cohérence avec la théorie abstraite des variétés différentiables, qui sont définies intrinsèquement et non comme parties d'un espace vectoriel, et pour lesquelles la notion d'espace passant par un point n'aurait pas de sens.
au lieu de
, c'était bien une boulette. Avoir donnée un vecteur de
était moins une étourderie, même si je comprends, maintenant, mon erreur.
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